I HAVE A DREAM
« On peut pas bâtir demain avec les réflexes d'hier. »
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Paroles
On parle d'union depuis des décennies
mais l'union commence où exactement ?
Pas dans les sommets climatisés
mais dans nos têtes dans nos actes dans nos quartiers.
On s'admire de loin quand on réussit ailleurs
mais dès qu'on rentre on devient l'ennemi.
Le même sang la même terre
mais la jalousie circule mieux que la fierté.
On peut pas bâtir demain avec les réflexes d'hier.
On peut pas parler de progrès quand on sabote celui qui essaie.
La modernité on l'a mise dans nos poches
les téléphones ont changé, les mentalités non.
On scrolle, on like, on partage
mais on change rien à ce qu'on est vraiment.
Je t'en veux pas à toi mon frère.
J'en veux à ce système qui t'a fabriqué.
Qui nous a mis dans un couloir sans sortie
et qui s'étonne qu'on casse les murs.
On arrive avec des rêves plein les poches.
On finit brisé piégé dans le système.
I have a dream...
Nous on a survécu au drame.
Le rêve on l'avait tous
I have a dream...
la mentalité nous a freinés.
Génération noyée
on coule ensemble ou on nage seuls.
I have a dream...
On arrive avec nos rêves
on repart marqués un casier comme seul bagage.
I have a dream...
moi j'ai compris le drame.
J'avais un rêve plus grand que moi
changer les choses de l'intérieur.
Devenir celui qu'on attendait
pour changer les mentalités.
Mais une famille de sorcier a tout chamboulé
la trahison vient toujours de ceux qu'on aimait.
À Abidjan mon coffre bien vide
mes relevés bancaires parlaient pour moi.
Pourtant le système regardait ailleurs
il cherchait pas la vérité.
Il cherchait les dernières miettes dans mes poches vides.
J'arrivais en costume devant le juge
il voyait pas un homme qui se bat.
Il voyait une opportunité.
Il attendait que je glisse quelque chose sous la table.
J'avais trop d'honneur pour ça.
Pendant ce temps
ils préparaient mon testament
pour qu'on parle plus jamais de moi.
Du haut des montagnes je les regarde.
Je prépare un retour dont ils parleront longtemps.
Je suis encore là.
Mon enfant je t'avais dit que le monde est injuste.
Mais sache qu'il existe un juge qui s'appelle le Temps
il met chacun à sa place sans exception.
Le roi sur son trône.
Le traître dans sa honte.
Et ainsi la lumière finit toujours par briller.
Je parle pas que pour moi.
Je parle pour celui qui a tout perdu et qui ose pas le dire.
Je parle pour celui qui se bat dans un système qui joue contre lui.
Je parle pour nous les invisibles qui refusent de disparaître.
Le combat est pas fini. Il commence juste.
Ce silence qu'ils nous ont imposé
deviendra le bruit dont ils se souviendront.